espace sacré
cet espace sacré privilégie la création
durée, lieu
depuis presque un an
le vendredi après-midi
l’atelier invite les élèves
à laisser libre court à l’expression
de ce qu’il et de ce qu’elle est
libre expression
à l’intérieur de cadres dictés par le bon sens
l’enseignement favorise la libre expression
de toutes les facettes d’une personne
de toutes les gammes d’émotions
des états, des réalités quotidiennes
l’atelier ne s’encombre d’aucune considération
d’ordre thérapeutique
d’ordre moral
ni de notion de bien ou de mal
comme la nature
il s’agit d’amener l’élève à travailler comme la nature
et non pas de la copier
la méthode d’enseignement vise l’éclosion de talents
en amenant chacun à accepter et tirer profit de ce qu’il est
de son bagage d’expériences et de vécu
connaissances, savoirs et expériences
Nichole Ouellette transmet ses connaissances
ses savoirs et ses expériences
elle amène ses élèves (et ceux qui se présentent en ces lieux)
sur les sentiers de la découverte
de ce qu’il y a de vivant, grouillant, changeant, mouvant
enfoui au noyau de toute vie
l’artiste initie ses élèves au monde des arts
et aux mystérieux processus de la création
des livres d’art que nous avons reçus en cadeau
apportent les rudiments d’une culture artistique
les résidents
au fil des semaines
nous découvrons de manière très touchante
que ces personnes résidentes de la Maison de transition de la Batiscan
possèdent une richesse intérieure inouïe
une sensibilité exacerbée, un regard et des perceptions uniques
regarder pour voir
dans les tableaux que vous voyez encadrés
ceux qui défilent dans le diaporama
et ceux affichés au haut des murs
vous pouvez voir des colères, des joies, des rires
des larmes, des maux de tête, de la peur, de la douleur
des jours de mauvais dosage de médicaments
des révoltes, de la résignation, du découragement, de l’espoir
aussi le plaisir de jouer avec la gouache
simplement en bavardant de tout et de rien
bilan
l’expérience de cet atelier permanent
nous amène à la conclusion
que les problèmes de santé mentale et de toxicomanie
ne représentent absolument aucune difficulté
pour la création d’œuvres d’art
œuvres vraies, parfois d’une grande valeur artistique
créées par des personnes
qui n’avaient en général jamais touché à un pinceau
avant de participer à l’atelier
en cette première année d’atelier (début décembre 2003)
près de 30 résidents ont tâtés du pinceau
le temps de leur séjour
nous avons ouvert nos portes au public lors des
Journées de la culture 2004
nous avons une exposition prévue
pour le mois de juin, au bar le Zénob, à Trois-Rivières
nous débordons de projets
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